Qui peut obéïr à la voix de Dieu ?


L’obéissance à Dieu selon les principes de la Bible

L’obéissance à Dieu est l’un des thèmes centraux de la Bible, traversant l’ensemble des Écritures, de la Genèse à l’Apocalypse. Elle n’est pas simplement une conformité à des règles divines, mais une réponse d’amour, de foi et de confiance envers le Créateur. L’obéissance biblique découle d’une relation vivante avec Dieu et se manifeste par une vie alignée à Sa volonté.

1. Fondements bibliques de l’obéissance

La première image d’obéissance (ou plutôt de désobéissance) apparaît dans le jardin d’Éden. Adam et Ève, créés à l’image de Dieu, vivaient dans une relation parfaite avec Lui jusqu’au moment où ils désobéissent à Son commandement (Genèse 2:16-17 ; Genèse 3). Cette désobéissance entraîne la chute de l’humanité. Dès lors, l’obéissance devient un enjeu majeur de la relation entre Dieu et les hommes.

Dieu appelle Abraham, un homme qui incarne la foi et l’obéissance. Il quitte son pays sur l’ordre de Dieu, sans savoir où il va (Hébreux 11:8). Dieu dira de lui : « Abraham a obéi à ma voix » (Genèse 26:5). Son obéissance n’est pas aveugle, mais repose sur sa foi en la fidélité de Dieu.

Dans l’Ancien Testament, l’obéissance est centrale dans la relation entre Dieu et Israël. À travers la Loi donnée à Moïse (Exode, Lévitique, Deutéronome), Dieu établit les normes morales, sociales et religieuses qui devaient régir la vie de son peuple. Moïse dira : « Tu obéiras à la voix de l’Éternel, ton Dieu, et tu observeras tous ses commandements » (Deutéronome 27:10).

Cependant, il est important de noter que Dieu cherche une obéissance motivée par l’amour, et non par la simple peur ou l’obligation. Le célèbre passage de Deutéronome 6:5 souligne : « Tu aimeras l’Éternel, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme et de toute ta force. » L’obéissance véritable naît d’un cœur qui aime Dieu.

2. L’obéissance dans la vie de Jésus-Christ

Dans le Nouveau Testament, Jésus est le modèle parfait d’obéissance. Il est venu non pour faire sa volonté, mais celle de son Père : « Car je suis descendu du ciel pour faire, non ma volonté, mais la volonté de celui qui m’a envoyé » (Jean 6:38). Il a vécu en soumission parfaite à Dieu, même jusqu’à la croix : « Il s’est humilié lui-même, se rendant obéissant jusqu’à la mort, même jusqu’à la mort de la croix » (Philippiens 2:8).

L’obéissance de Jésus est la clé du salut de l’humanité. Par sa justice et sa fidélité, il a réparé la désobéissance d’Adam. Paul écrit : « Car comme par la désobéissance d’un seul homme beaucoup ont été rendus pécheurs, de même par l’obéissance d’un seul beaucoup seront rendus justes » (Romains 5:19).

Pour le chrétien, suivre Jésus implique de marcher comme lui, dans l’obéissance au Père. Jésus a dit : « Si vous m’aimez, gardez mes commandements » (Jean 14:15). Cette phrase relie directement amour et obéissance.

3. Motivations et fruits de l’obéissance

L’obéissance biblique ne découle pas d’un légalisme, mais d’une relation. Elle est une réponse à la grâce de Dieu. Elle ne cherche pas à mériter le salut (qui est un don gratuit), mais elle en est la conséquence naturelle. Jacques souligne que la foi sans les œuvres est morte (Jacques 2:17). Une foi vivante produit une vie d’obéissance.

Voici quelques motivations bibliques pour obéir à Dieu :

  • L’amour : L’obéissance est la preuve tangible de notre amour pour Dieu (Jean 14:21).
  • La foi : Elle exprime notre confiance que les voies de Dieu sont bonnes (Proverbes 3:5-6).
  • La gratitude : Elle est une réponse reconnaissante à la grâce reçue (Romains 12:1).
  • La crainte de Dieu : Une sainte révérence qui pousse à marcher dans Ses voies (Proverbes 1:7).

L’obéissance porte aussi des fruits spirituels :

  • La paix intérieure (Psaume 119:165).
  • La bénédiction (Deutéronome 28:1-14).
  • Une relation plus profonde avec Dieu (Jean 15:10).
  • La transformation du caractère (Galates 5:22-23).

4. L’obéissance dans la vie chrétienne quotidienne

Obéir à Dieu aujourd’hui ne signifie pas seulement suivre des commandements moraux, mais aussi écouter la voix du Saint-Esprit et marcher selon Ses directives. Cela touche tous les domaines de la vie :

  • Vie personnelle : renoncer au péché, cultiver la sainteté, gérer ses pensées (Romains 12:2).
  • Vie familiale : aimer et honorer les membres de sa famille (Éphésiens 5 et 6).
  • Vie sociale : être honnête, travailler avec intégrité, faire le bien (Matthieu 5:13-16).
  • Vie spirituelle : prier, méditer la Parole, adorer Dieu, participer à la vie de l’Église.

L’obéissance est aussi souvent coûteuse. Elle peut impliquer des renoncements, des choix impopulaires, voire des persécutions. Mais Jésus a averti que ceux qui veulent le suivre doivent porter leur croix (Luc 9:23). L’obéissance chrétienne est donc un chemin de sacrifice, mais aussi de joie véritable.

5. Les dangers de la désobéissance

La Bible est aussi claire sur les conséquences de la désobéissance. Dans l’Ancien Testament, l’histoire d’Israël montre à plusieurs reprises que le rejet des commandements de Dieu mène à l’exil, au jugement et à la souffrance.

Dans le Nouveau Testament, Jésus avertit que ce ne sont pas ceux qui disent « Seigneur, Seigneur » qui entreront dans le royaume, mais ceux qui font la volonté du Père (Matthieu 7:21).

La désobéissance persistante et volontaire est un signe d’un cœur non régénéré. L’auteur de l’épître aux Hébreux avertit : « Aujourd’hui, si vous entendez sa voix, n’endurcissez pas vos cœurs » (Hébreux 3:15).

6. L’aide de Dieu pour obéir

Dieu ne nous appelle pas à l’obéissance en nous laissant seuls. Il nous donne tout ce qu’il faut pour lui obéir :

  • Le Saint-Esprit : Il habite en nous, nous enseigne, nous convainc, et nous rend capables d’obéir (Jean 16:13 ; Ézéchiel 36:27).
  • La Parole de Dieu : Elle éclaire notre chemin (Psaume 119:105).
  • La prière : Elle nous permet de demeurer en communion avec Dieu, de recevoir force et sagesse.
  • La communauté chrétienne : Frères et sœurs en Christ nous encouragent à rester fidèles.

Paul dira dans Philippiens 2:13 : « Car c’est Dieu qui produit en vous le vouloir et le faire, selon son bon plaisir. » L’obéissance chrétienne est donc un partenariat entre la volonté humaine et la grâce divine.


Conclusion

L’obéissance à Dieu, selon la Bible, n’est pas une simple soumission extérieure à des règles, mais l’expression d’un cœur transformé par l’amour et la foi. Elle est le fruit d’une relation vivante avec Dieu, rendue possible par l’œuvre de Jésus-Christ et l’action du Saint-Esprit.

Obéir à Dieu, c’est marcher dans la lumière, vivre dans la vérité, et refléter le caractère de Christ dans tous les aspects de notre vie. Bien que l’obéissance soit souvent exigeante, elle est toujours source de bénédiction, de paix, et d’une communion plus profonde avec Dieu.

Comme le disait Samuel à Saül : « L’Éternel trouve-t-il du plaisir dans les holocaustes et les sacrifices, comme dans l’obéissance à la voix de l’Éternel ? Voici, l’obéissance vaut mieux que les sacrifices » (1 Samuel 15:22).


Voici là ce qu’a été l’enseignement donné à la Paroisse Peniel de la Communauté Internationale le Bon Semeur, CIBS en sigle, à Lubumbashi, par le diacre Charles Kalenga ce dimanche 19 Octobre 2025. Il est à noter que la Paroisse Peniel est dirigée par le pasteur Emile Kabange Musenga, un homme de Dieu oint que nous allons certainement découvrir dans nos prochaines publications.

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